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LITTERATURE
Ecrivains, philosophes, oeuvres & termes littéraires, mouvements philosophiques

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Hécube
Tragédie d'Euripide dans laquelle il décrit la douleur maternelle. Hécube, veuve de Priam, emmenée en esclavage après la ruine de Troie a perdu presque tous ses enfants et reporte son affection sur les deux qui lui restent : sa fille Polyxène et le jeune Polydore. Mais la première est immolée par Pyrrhus sur le tombeau d'Achille et Polydore est jeté à la mer par le roi de Thrace, auquel elle l'avait confié. La douleur d'Hécube est terrible. Elle tue les enfants du roi de Thrace sous les yeux de leur père, puis aveugle celui-ci. Les dieux ont pitié d'elle et la métamorphosent.

Hélène (412)
Tragédie d'Euripide dont l'intrigue repose sur la légende selon laquelle ce ne fut pas la véritable Hélène, mais son fantôme qui accompagna Pâris à Troie, Hélène ayant été emmené à la cour du roi d'Egypte par un procédé magique attribué à Hermes.
Euripide fait ainsi ressortir l'inutilité de la guerre de Troie qui a duré 10 ans et l'inefficacité des devins qui n'ont pas donné la moindre indication quant à cet enlèvement.

HELLANICOS DE MYTILENE
Logographe de Lesbos du Vème siècle. Bien qu'il ait été un écrivain prolifique, très peu de ses écrits sont parvenus jusqu'à nous.

Helléniques (les)
Récit historique de Xénophon qui se présente comme la suite de l'histoire de Thucydide et retracent les événements de 411 à 404 (fin de la guerre du Péloponnèse) avant de poursuivre jusqu'en 362, date de la bataille de Mantinée qui marquera la fin de la puissance de la cité, dorénavant incapable de lutter contre les assauts de Philippe de Macédoine. Si Xénophon tente dans un premier temps de respecter la technique de Thucydide, rapidement les explications historiques se raréfient au profit de la "psychologie des individus", caractéristique majeure de l'œuvre de Xénophon : au-delà du contenu d'un discours, le ton et le style adoptés trahissent la personnalité de l'auteur, et c'est cette personnalité que Xénophon cherche à mettre en valeur.

HERACLIDE DU PONT (388 - 322)
Philosophe et astronome, disciple de Platon, qui fut le premier à expliquer le mouvement apparent de la sphère des étoiles, fixe par la rotation de la Terre sur elle-même. De la profusion de ses oeuvres il ne reste que des titres, titres qui témoignent toutefois de l'extrème variété des sujets traités : astronomie, dialectique, éthique, politique, médecine, géographie; poétique, musique, rhétorique, histoire, religion, démonologie...

HERACLITE D'EPHESE (544 - 483)
Philosophe qui appartenait à une famille de prêtres et n'a été le disciple d'aucun maître et s'est éduqué tout seul. L'homme a probablement été le témoin des guerres médiques qui ravagèrent la Grèce entre 500 et 479. Seuls 130 fragments de son œuvre De la nature nous sont parvenus. Ses formules frappantes et concises, sa fougue et son mépris pour les détails sont probablement à l'origine du surnom d' "Obscur" que lui donnèrent les Anciens. Il voit dans le feu le principe primordial de toutes choses.

Héraclides (les)
Tragédie d'Euripide écrite vers 430 qui cherchait à rappeler aux Athéniens la gratitude due à la cité pour avoir sauvé les enfants d'Heracles (fondateurs de la race dorienne) des persécutions du roi d'Argos, Eurysthée.

HERACLITE D'EPHESE (544 - 483)
Appartenait à une famille de prêtres et n'a été le disciple d'aucun maître et s'est éduqué tout seul. L'homme a probablement été le témoin des guerres médiques qui ravagèrent la Grèce entre 500 et 479. Seuls 130 fragments de son œuvre De la nature nous sont parvenus. Ses formules frappantes et concises, sa fougue et son mépris pour les détails sont probablement à l'origine du surnom d' "Obscur" que lui donnèrent les Anciens. Il voit dans le feu le principe primordial de toutes choses.

HERMOGENE DE TARSE (160 - ?)
Rhéteur grec, auteur de plusieurs traités, dont le plus important est "péri ideon" (sur les différents styles) dans lequel il remarque que les auteurs manifestent des qualités de style variés, et établit avec beaucoup de subtilité les différences entre eux.

HERODOTE (484 - 420)
Historien grec né à Halicarnasse, considéré depuis Cicéron comme le "père de l'Histoire". Il est né à un moment où Halicarnasse, cité grecque, était dominée par les Perses, ce qui explique que son œuvre ne soit pas fermée aux cultures non helléniques. Issu d'une riche famille, Hérodote put, comme le firent la plupart des savants de son époque, consacrer une grande partie de sa vie à des voyages. Depuis l'Asie Mineure jusqu'en Sicile, à travers l'Égypte, la Cyrénaïque, la Babylonie, la Perse jusqu'à Suse, il rencontra des civilisations diverses, là où ses contemporains ne concevaient que la présence de "Barbares". Son voyage put se réaliser grâce à la rencontre d'hôtes grecs installés dans les pays visités ou d'étrangers hellénisés, qui lui donnèrent les renseignements qu'il recherchait, tant sur l'histoire, les coutumes ou les institutions des contrées traversées que sur la façon concrète de poursuivre son "reportage" vers une nouvelle étape.
Après plusieurs voyages et un long séjour à Athènes vers 445, au cours duquel il se lia avec Périclès et Sophocle, Hérodote se fixa finalement en Grande Grèce et entreprit la rédaction de son Enquête, ou Histoires, œuvre restée inachevée :
Au contraire d'Homère, il essaie d'être impartial et ne critique pas systématiquement les Barbares, au point qu'on lui a reproché d'être trop favorable aux Perses. Il n'hésite pas non plus à dire ce que sont, selon lui, les erreurs des Grecs et enfin écoute ce que lui racontent ses informateurs, mais en cherchant toujours à vérifier leurs dires. Il a été ainsi l'un des premiers Grecs à montrer que les Barbares ne forment pas un tout indifférencié, et que, sous ce terme, se trouvaient regroupés de multiples peuples avec leurs langues, leurs coutumes, leurs religions.

HERONDAS (IIIe s. av. J.-C.)
Poète grec qui vécut à la cour de Ptolémée Philadelphe, auteur de brefs tableaux dramatiques nés à la fois du mime et du iambe, appelés : Mimiambes. Hérondas y peint la vie quotidienne des plus humbles en dialecte ionien.

HESIODE (Fin VIII S - début VIIème siècle.)
Poète Béotien d'une famille de paysans pauvres. Il écrit une Théogonie relatant la généalogie des dieux et la suprématie de Zeus et Les travaux et les jours qui sont un document exceptionnel sur la vie des paysans à l'époque archaïque, en même temps qu'un poème. Aujourd'hui, on situe cette oeuvre vers le milieu du VIIIe siècle, période marquée par une énorme explosion démographique, les communautés faisant plus que doubler en l'espace d'une génération, entraînant ainsi un accroissement des besoins agricoles et donc des terres cultivées. C'est cette évolution qu'Hésiode décrit dans "les travaux et les jours". Après une première partie consacrée à Zeus, la seconde se présentant comme un calendrier de l'année paysanne. Par l'alternance des passages didactiques avec des tableaux de genre et des récits mythiques, l'œuvre d'Hésiode constitue un des plus anciens documents sur la vie et la pensée dans la Grèce archaïque.
C'est également dans ce récit que l'on trouve les célèbres mythes de Pandore et le mythe des races qui narre la succession de générations depuis l'âge d'or jusqu'à l'âge de fer, celui du poète. La Théogonie s'ouvre sur un hymne dédié aux Muses dans lequel Hésiode raconte comment alors qu'il gardait ses moutons aux pied de l'Hélicon, il reçut le bâton du rhapsode et fut sacré poète. Toute la suite de l'œuvre sera consacrée aux dieux immortels, leur origine (cosmogonie), puis leur destinée sous le règne de Zeus dont l'union avec Thémis a donné naissance à 3 filles : Eunomia, la légalité, Dikè, la justice et Eirènè, la paix.

HIPPIAS D'ELIS (Fin Vème S.)
Sophiste contemporain de Socrate. Ses connaissances étendues englobaient la grammaire, la poésie, les mathématiques et l'astronomie. Il est dépeint dans 2 dialogues de Platon : "Hippias Majeur" et "Hippias Mineur". On pense qu'il a compilé une liste des vainqueurs aux jeux olympiques à des fins chronologiques.

Hippolyte (429)
Tragédie d'Euripide faisant de Phèdre une femme vertueuse qui essaie de résister à sa passion, mais dont les sentiments pour Hippolyte (qui la méprise) sont trahis par sa nourrice.

HIPPONAX D'EPHESE (milieu VIème siècle)
Dernier grand poète iambique. Ses vers satyriques et parfois grossiers lui valurent un bannissement d'Ephèse, et il s'installa alors à Clazomènes autre cité ionienne. Poète réaliste, il choisit d'évoquer le quotidien avec un humour mordant, usant du vocabulaire du grec du terroir, rempli d'expressions familières. Par certains aspects, il annonce la comédie et on lui attribue parfois l'invention de la parodie.

Histoires (les)
Récit d'Hérodote. Les Histoires ont pour thème principal les guerres médiques et constitue le premier grand récit historique qui rompe avec la tradition du récit épique ; Si Homère montre des hommes dirigés par les dieux, voire soumis à leurs volontés, les Grecs et les Barbares dont parle Hérodote sont des acteurs véritables, qui, certes, écoutent les oracles mais qui sont mus d'abord par leurs sentiments, et notamment par la vengeance.
Le récit s'organise en neuf livres, qui portent arbitrairement le nom des Muses. La première partie (livres I à IV) sert de vaste préface au récit des guerres médiques qui constitue la substance des livres V à IX. Les trois premiers livres relatent l'édification de l'Empire perse et les diverses guerres internes que celle-ci a entraînées. Ainsi, le livre II est-il plus particulièrement consacré à la description de l'Égypte. Habitants, coutumes et traditions sont passés en revue, tandis que le troisième livre, à caractère plus chronologique, décrit l'invasion de ce pays par le souverain perse Cambyse II, qu'Hérodote dépeint comme un tyran assoiffé de sang. Le quatrième livre présente des considérations géographiques et ethnographiques relatives à l'expédition des Perses contre les Scythes (dont l'auteur étudie les lois et l'histoire) et contre les peuples de la Cyrénaïque (province grecque, à l'emplacement de l'actuelle Libye).
Le cinquième livre est consacré à l'arrivée des Perses dans le nord de la Grèce, avec la conquête de la Macédoine. Cet épisode marque le début des guerres médiques entre Grecs et Perses, qui fait l'objet d'une étude détaillée dans les livres V à VIII. Enfin, le neuvième et dernier livre se termine par le récit de la libération du joug perse des cités grecques d'Asie Mineure.

L'œuvre d'Hérodote, tant au niveau de la forme que du fond, est la première des œuvres de l'Antiquité écrite en prose à nous parvenir. Cela n'est pas un hasard: comme le fait remarquer Plutarque, l'emploi de la simple prose, dépouillée de tous les ornements du style poétique et du soutien que le vers apporte à la mémoire, marque un progrès sensible dans l'exercice de la pensée rationnelle et traduit le souci primordial de rechercher et d'exposer la vérité.

HOMERE (vers 800)
Grec peut-être d'Asie Mineure, probablement aède à qui on attribue l'écriture de l'Iliade et de l'Odyssée principalement écrites en dialecte ionien, bien que d'autres dialectes y soient présents. L'Iliade narre un épisode de la guerre de Troie en 24 chants tandis que l'Odyssée raconte en 23 chants les péripéties d'Ulysse lors de son retour à Ithaque. L'Iliade est parfois considérée comme une oeuvre de jeunesse par opposition à l'Odyssée dite d'âge mûr. Toutefois, les modernes contestent de plus en plus souvent que l'auteur de ces 2 épopées soit une seule et même personne, et considèrent qu'un Aède aurait compilé et arrangé des récits préexistants. Transmise oralement, la "matière homérique" constituerait ainsi la mémoire de quatre ou cinq siècles. En témoignent les formules, les répétitions de vers, de groupes entiers de vers qui reviennent chaque fois que la même situation se présente : défi, préparation d'un héros au combat, repas, lever du jour, tombée de la nuit. Des épithètes de qualité, des expressions récurrentes tissent le texte, d'"Achille aux pieds légers" et d'"Ulysse aux mille tours" à "Nausicaa aux bras blancs" et à "la déesse aux yeux pers", Athéna. Autant de moyens pour mémoriser des milliers de vers. La beauté du style et la vivacité du récit contribuent à sa renommée. Il donne des formes, une généalogie et une vie aux dieux jusque là abstraits. Son influence sur la littérature grecque fut immense, comparable à la bible chrétienne, même si l'existence d'Homère est controversée. Outre ces épopées, Aristote attribuait à Homère un poème comique "le Margitès" dont le héros était un simple d'esprit et ce récit, toujours d'après Aristote était célèbre dans l'antiquité, ayant joué pour la comédie le même rôle que l'Iliade et l'Odyssée pour la tragédie.

Hyménée
Chant nuptial, exécuté par les suivantes de la mariée lorsqu'elles accompagnaient celle-ci à la demeure de son époux.

Hymne
Prière à une divinité, déclamée ou chantée par un choeur lors d'une cérémonie religieuse.

Hymnes homériques
Ensemble de 33 poèmes célébrant des divinités diverses ainsi nommés car mètre et langue sont empruntés à Homère . Les plus beaux datent du VIIème et VIème siècle et Thucydide cite l'hymne à Apollon, l'hymne à Déméter, l'hymne à Hermès et l'Hymne à Aphrodite. Ils comptent chacun plusieurs centaines de vers et sont ponctués de longs développements narratifs entre les traditionnels éloges aux dieux.

HYPATIE (370 - 415)
Philosophe néo-platonicienne et mathématicienne grecque. Fille de Théon d'Alexandrie, elle commenta Platon et Aristote, mais aussi les Sections coniques d'Apollonios de Perge et les Tables de Ptolémée. En raison de sa science, incompatible avec la religion en général, et son statut de femme en particuiler, elle mourut massacrée par les chrétiens.

Hypothesis
Mot antique servant à désigner les notes introductives que l'on trouve dans les tragédies ou comédies grecques et qui donnent des informations sur la pièce, l'intrigue ou les circonstances de la représentation.